Comment Satan bloque l’évangélisation
Ce que l’ennemi fait — et comment reprendre l’avantage
Un enseignement du Pasteur Bola Ogedengbe
Vous parlez à votre ami de Jésus depuis des mois. Il vous écoute poliment, acquiesce parfois, reconnaît même les changements que la foi a opérés dans votre vie. Pourtant, il ne vient pas à l’église. Quelque chose résiste — une force invisible, un voile que vos mots les plus convaincants ne parviennent pas à lever. Et vous vous demandez : est-ce de ma faute ? Ai-je mal expliqué ? Manqué de foi ?
Dans ce message, le Pasteur Bola Ogedengbe lève le voile sur une réalité que beaucoup de chrétiens n’ont jamais véritablement intégrée : l’évangélisation n’est pas seulement un effort humain, c’est un combat spirituel. Et Satan, loin d’être passif, met en œuvre une stratégie précise pour bloquer la progression de l’Évangile.
Comprendre les méthodes de l’ennemi, c’est déjà reprendre l’avantage.
Voici la vidéo et ci-dessous le résumé détaillé du message.
La mission que Jésus nous a confiée
Avant de parler de ce que Satan fait, il faut rappeler ce que Jésus nous a dit de faire. Sa dernière instruction avant de quitter cette terre est d’une clarté absolue. Ce n’est pas une option réservée aux pasteurs ou aux missionnaires. C’est la vocation de tout enfant de Dieu, dès le lendemain de son salut.
Matthieu 28.18-20 — Segond 21
« Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez [donc], faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
Trois choses sont demandées : annoncer l’Évangile, baptiser les convertis, les enseigner à obéir à la Parole. Le Pasteur Bola le dit sans détour : « L’Évangile, ce n’est pas “Jésus m’a sauvé, maintenant je peux faire ce que j’ai envie.” C’est “Jésus m’a sauvé, maintenant je fais ce qu’Il a envie que je fasse.” » Ce n’est pas du légalisme, c’est de la reconnaissance et de l’obéissance.
Notre lutte n’est pas contre la chair et le sang
Pourquoi certaines personnes semblent avoir les oreilles bloquées, l’intelligence fermée, malgré des années de témoignage fidèle ? La réponse n’est pas dans votre manque d’éloquence ni dans la mauvaise volonté de votre interlocuteur. Elle se trouve dans ce passage fondamental :
Éphésiens 6.12 — Segond 21
En effet, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes.
2 Corinthiens 4.3-4 — Segond 21
Si notre Évangile est encore voilé, il l’est pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le dieu de ce monde a aveuglé l’intelligence afin qu’ils ne voient pas briller l’éclat que projette l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.
Il y a un aveuglement actif. Ce garçon sympathique qui regarde du coin de l’œil, cette amie qui reconnaît les changements dans votre vie mais « n’en ressent pas le besoin » — leur intelligence n’est pas simplement indifférente. Elle est aveuglée. Ce n’est pas une insulte : c’est le diagnostic de la Parole de Dieu. Et ce diagnostic change tout à la façon dont nous devons approcher l’évangélisation.
Tant que nous n’apprenons pas à livrer combat en esprit et à reconnaître les situations auxquelles nous sommes confrontés, nous n’allons pas voir les gens se convertir.
Les formes concrètes du blocage satanique
Le Pasteur Bola identifie plusieurs tactiques précises que l’ennemi utilise pour bloquer l’Évangile. Les reconnaître, c’est déjà commencer à les déjouer.
L’aveuglement spirituel et l’argumentation rationnelle
Certaines personnes opposent un discours hyper-rationnel, anti-biblique, anti-chrétien. C’est plus qu’une opinion intellectuelle : c’est souvent le signe d’une intelligence spirituellement aveuglée. Il n’y a pas lieu d’être frustré — il y a lieu de prier et de livrer combat. Jésus Lui-même a dit à Paul : « Je t’envoie leur ouvrir les yeux. » Ce qui sous-entend que les yeux sont fermés — et que Dieu peut les ouvrir.
L’oppression lors de l’annonce
Parfois on perçoit une lourdeur presque palpable quand on veut parler à quelqu’un de Jésus — comme si une force retenait les mots ou fermait l’autre. D’autres fois, la personne s’ouvre, la Parole commence à pénétrer — et brusquement quelque chose lui vient en tête, une hostilité surgit, tout se referme. Ce n’est pas de l’humeur. C’est une oppression spirituelle en temps réel.
La manipulation des autorités et de la législation
Le livre des Actes en donne un exemple saisissant. À Éphèse, Paul prêche depuis longtemps et des conversions nombreuses ébranlent l’économie de l’idolâtrie locale. Un orfèvre du nom de Démétrius mobilise ses collègues artisans contre l’apôtre en agitant les intérêts financiers et la fierté religieuse. La foule crie pendant deux heures entières.
Actes 19.23-29 — Segond 21
À cette époque, il se produisit un grand trouble au sujet de la voie du Seigneur. En effet, un certain Démétrius, orfèvre, qui fabriquait des temples d’Artémis en argent et procurait un gain considérable aux artisans, les rassembla avec ceux qui exerçaient une activité similaire et dit : « Vous savez que notre prospérité dépend de cette industrie. Or vous voyez et entendez dire que non seulement à Éphèse, mais dans presque toute l’Asie, ce Paul a persuadé et détourné une grande foule en disant que les dieux fabriqués par la main de l’homme ne sont pas des dieux. »
Cette manipulation prend aujourd’hui d’autres formes : un supérieur qui change d’avis inexplicablement, des lois réinterprétées pour contraindre les chrétiens, des gouvernements qui semblaient favorables et qui basculent. Ce sont des tactiques spirituelles qui se servent d’instruments humains.
L’hostilité et l’intimidation sociétales
Dans notre société occidentale, une pression croissante pousse les chrétiens à s’excuser d’exister. Sur les réseaux sociaux, des voix s’élèvent pour crier à l’intolérance dès qu’un chrétien exprime sa foi avec clarté. Et ce sont parfois les chrétiens eux-mêmes qui, pour ne pas paraître « comme ces fanatiques », s’empressent de prendre leurs distances.
Le Pasteur Bola l’appelle par son nom : c’est de la lâcheté. Les apôtres, eux, priaient pour obtenir de la hardesse — de l’audace. Nous avons besoin de la même chose aujourd’hui. L’objectif n’est pas d’être approuvé de tous — c’est de sauver des âmes.
La manipulation familiale
Des puissances occultes se servent de membres de la famille pour ramener dans le monde ceux qui viennent de s’en sortir. Ce n’est pas toujours de la mauvaise volonté de la part des proches — ce sont des esprits qui utilisent les liens affectifs les plus profonds. Reconnaître cela permet d’intercéder avec discernement plutôt que de s’en prendre aux personnes elles-mêmes.
Les attaques nocturnes et la peur
Quand on prie pour quelqu’un lié à des puissances occultes, les esprits concernés se réveillent. Des rêves troublants peuvent survenir pour créer de la peur et de la confusion. Le Pasteur Bola rassure : mieux vaut que ces esprits se réveillent et partent que de rester cachés et endormis. Ne soyez pas étonnés. Continuez à prier.
Les empêchements concrets
Parfois ce n’est pas une résistance humaine mais une série de blocages pratiques qui surgissent au moment précis où vous vous apprêtez à agir pour l’Évangile : un malaise soudain, une personne qui devait vous aider et se désiste, une porte qui se ferme inexplicablement. L’apôtre Paul lui-même en témoigne :
1 Thessaloniciens 2.17-18 — Segond 21
Quant à nous, frères et sœurs, séparés de vous pour un peu de temps – de corps mais non de cœur – nous avons redoublé d’efforts pour vous revoir, car c’était notre grand désir. C’est ainsi que nous avons voulu aller vers vous, du moins moi Paul, à une ou deux reprises, mais Satan nous en a empêchés.
La réponse de Paul n’est pas la résignation : c’est de trouver une autre voie. Quand une porte se ferme, cherchez une autre entrée. On ne capitule pas. La mission ne s’arrête pas.
Les esprits de division raciale et culturelle
L’ennemi exploite aussi les fractures identitaires pour empêcher l’Évangile de franchir les frontières culturelles. Certains chrétiens n’ont jamais témoigné à quelqu’un d’une culture différente, parce qu’un esprit de ressentiment ou de méfiance le leur interdit intérieurement. La Parole est sans ambiguïté : le péché est humain, pas racial. Tous ont péché. Tous ont besoin de Christ. Devant le trône de Dieu, des hommes et des femmes de toutes nations se tiendront ensemble, sans séparation. L’Évangile ne connaît pas de frontières ethniques.
Il y a des chrétiens qui n’ont jamais annoncé l’Évangile à quelqu’un d’une autre culture. Partout où Dieu vous a planté, vous avez une responsabilité pour le salut de cette nation.
Comment tenir face à ces attaques
La connaissance de ces stratégies n’est pas là pour décourager, mais pour équiper. Voici les principes que le Pasteur Bola dégage pour tenir et avancer :
Développer la sensibilité spirituelle
Apprendre à discerner quand une résistance est d’ordre spirituel plutôt que de la traiter comme un simple problème relationnel. Prier avant, pendant et après chaque effort d’évangélisation. Avant de parler à quelqu’un de Jésus, parlez à Jésus de cette personne.
Ne jamais abandonner — mais changer de voie
Un empêchement n’est pas une fin de non-recevoir définitive. Paul contournait, cherchait, envoyait d’autres. La mission ne s’arrête pas. On ne capitule pas. On trouve une autre entrée.
Marcher dans la certitude de la victoire
1 Jean 4.4 — Segond 21
Vous, mes petits enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
La victoire est déjà gagnée. Nous ne combattons pas pour obtenir la victoire — nous combattons depuis la victoire. Se libérer de toute arrogance ou infériorité culturelle. Comprendre que le combat pour les nations commence par un combat intérieur contre les préjugés que l’ennemi a semés en nous.
Le combat est réel. La victoire aussi.
Si vous avez parfois eu l’impression de parler dans le vide, de vous heurter à un mur invisible — vous n’aviez pas tort. Il y a bien un combat réel, avec un ennemi réel, qui utilise des stratégies réelles.
Mais la bonne nouvelle, c’est que Jésus a vaincu. Il nous a promis qu’Il serait avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Cette promesse s’applique aussi aux jours de résistance, d’oppression et de blocage. L’Église primitive a bouleversé le monde parce qu’elle avait compris deux choses : la mission est claire, et le combat spirituel est réel. Elle a combattu dans la prière et annoncé dans la foi — et des nations ont été transformées.
Matthieu 28.20 — Segond 21
« Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
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