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Trois maladies dont souffrent les chrétiens

Série « La volonté de Dieu n’est pas un mystère » · Message 1 · Pasteur Bola Olivia Ogedengbe · Abba House Paris · Culte du dimanche 1er novembre 2026

Regardez le culte complet : « Trois maladies dont souffrent les chrétiens », dimanche 1er novembre 2026.

Texte : Romains 12.1-2

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

Le contexte : une maison visitée

Ce message est né d’un week-end de visitation. Pendant trois jours, et particulièrement lors de la prière du vendredi soir, Dieu a ouvert les yeux de l’église. Beaucoup se sont vus tels que Dieu les voit, et ce qu’il y avait à voir était terrifiant et désespérant : de la méchanceté, de l’ingratitude, de la rébellion. L’église d’Abba House s’est repentie collectivement et a décidé de rechercher la volonté de Dieu et de s’y soumettre.

Le dimanche matin, le Pasteur Bola n’avait pas prévu de prêcher. Pendant son temps de prière, le Saint-Esprit lui a dit : « Romains 12, la volonté de Dieu », et lui a donné trois points. Ce message est là pour que la repentance de ce week-end soit ancrée dans la Parole et qu’elle dure. Car si l’on ignore une visitation de Dieu, elle ne se reproduit pas forcément. Jésus a dit de Jérusalem qu’elle n’avait pas reconnu le temps où elle avait été visitée, et sa destruction a suivi.

La volonté de Dieu n’est pas un mystère. Pourtant, une multitude de chrétiens passent leur vie à côté d’elle. Romains 12 met en lumière trois maladies qui affligent le peuple de Dieu : l’ignorance, l’indifférence et la résistance. Toutes trois ont la même racine : une intelligence qui n’a pas été renouvelée.

Le fondement : Dieu attend toute notre existence

Quelles que soient vos années de conversion, ne restez pas sur vos acquis. Creusez. Il n’y a pas de pire gaspillage d’une vie que de donner sa vie à Jésus et passer toute sa vie sans vraiment Le connaître. Et la grande majorité des chrétiens ne Le connaissent pas. Il y a même des endroits où l’on vous encourage à connaître le serviteur de Dieu, mais pas Dieu.

Dieu attend du chrétien qu’il Lui donne tout : corps, âme et esprit, ses pensées, son imagination, ses paroles, sa volonté, ses choix. Ce qui est entièrement soumis à Dieu est entièrement soustrait à la domination du diable. Nos « petites » désobéissances, nos « c’est ma vie, je fais comme je veux », ne font que laisser les démons s’incruster davantage. Dans ce monde, il y a deux maîtres, Dieu et le diable. Refuser les exigences de Dieu, c’est tomber automatiquement sous celles de l’ennemi.

Paul appelle cette offrande un culte raisonnable. Pour celui que Dieu a sauvé, le bon sens consiste à s’offrir à Lui comme un sacrifice vivant. Toute autre attitude relève de la folie et de la bêtise aggravée.

« Ne vous conformez pas. » La pression est immense pour que le chrétien ait les mêmes désirs, les mêmes préoccupations, les mêmes divertissements et le même emploi du temps que le reste de la société. Le chrétien doit demander à Dieu : à quoi est-ce que je consacre mon temps, mon énergie, ma pensée ? Ces vingt-quatre heures que Tu me donnes, quelle part T’en revient ?

Les chrétiens de Rome vivaient au milieu de fêtes, de rituels et de sacrifices païens. Aujourd’hui, c’est pire : le monde est entré dans l’Église. Certains perdent leur consécration à l’intérieur même de l’église, au milieu de gens qui chantent, dansent et veillent, mais dont le cœur reste conforme au monde. Même nos prières servent parfois à nous élever aux yeux des autres, et nous voulons assouvir nos désirs de grandeur charnelle au nom de Jésus.

« Soyez transformés. » À ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, nous disons : il faut naître de nouveau. À ceux qui Le connaissent, nous disons : il faut être transformés. Notre esprit est sauvé, mais notre âme, notre intelligence, notre volonté et nos émotions doivent encore passer par le nettoyage. Après la conversion, la priorité n’est pas d’apprendre dix promesses pour la prospérité et dix promesses pour avoir une maison, mais de se laisser transformer de l’intérieur. Jésus ne nous a pas sauvés pour résoudre nos problèmes naturels et matériels. Il nous a sauvés pour nous réconcilier avec Dieu et nous faire entrer dans le plan de Dieu.

Dieu nous aime tels que nous sommes, mais Il ne prend pas plaisir à notre état charnel, à notre désobéissance, à notre rébellion. L’amour de Dieu n’est pas le plaisir de Dieu. Dieu a appelé Moïse, l’a rassuré et l’a envoyé en Égypte, puis sur le chemin, Il a cherché à le faire mourir (Exode 4.24). Non parce qu’Il ne l’aimait plus, mais parce que Moïse avait désobéi. Nous façonnons Dieu à notre image, mais Dieu est plus complexe que nous le pensons. Voici la bonté et la sévérité de Dieu. Si Dieu ne vous a jamais repris, vous ne Le connaissez pas encore.

L’œuvre de Dieu dans nos vies n’est pas faite d’interventions ponctuelles. Beaucoup vivent leur relation avec Dieu comme un don ponctuel : un problème, deux heures de prière et trois jours de jeûne, Dieu intervient, et c’est bon jusqu’au prochain problème. Mais l’activité du Saint-Esprit est une activité constante de transformation. Si vous n’êtes pas transformé chaque jour, vous gaspillez le temps qui vous est donné. Celui qui a compris cela n’a pas besoin qu’on lui rappelle les convocations divines, les temps de prière et de jeûne : il y est, parce qu’il sait qu’il y sera transformé. Et cette transformation s’opère là où Dieu nous a plantés, dans une église locale. Ceux sur qui Dieu intervient massivement dans l’épreuve sont, la plupart du temps, des personnes qui marchent vigoureusement avec Lui chaque jour.

Le but de cette transformation est clair : « afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu ». Sans renouvellement de l’intelligence, nous sommes incapables de connaître ce qui est bon, agréable et parfait, et nous faisons n’importe quoi de notre vie.

Première maladie : l’ignorance

« Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai : tu ne pourras plus exercer la fonction de prêtre pour moi. Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants. » (Osée 4.6)

Si Dieu nous demande de renouveler notre intelligence pour discerner Sa volonté, c’est que nous ne la connaissons pas comme nous le devrions. Décider de ne rien faire pour renouveler notre intelligence, c’est rejeter la vérité, et le rejet de la connaissance a des conséquences jusque sur nos enfants.

Le plus grave est que nous ignorons notre ignorance. Nous parlons avec force, assurance, de façon péremptoire, alors que nos pensées ne sont pas celles de Dieu. Dans les choses de Dieu, soyez humbles.

  • Pierre reprend Jésus : « Que Dieu t’en garde, Seigneur, cela ne t’arrivera pas. » Jésus se retourne : « Arrière, Satan ! Tu es un piège pour moi, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » (Matthieu 16.22-23). On peut être à côté de Jésus, avoir la pensée des hommes et se laisser influencer par Satan.
  • La sagesse humaine dans l’Église. Beaucoup, surtout ceux qui ont de l’expérience de vie, conseillent et orientent les autres sans avoir la pensée de Dieu, sans même leur demander s’ils ont parlé au pasteur ou aux responsables. Combien ont pris une mauvaise voie, naturellement logique mais contraire à ce que Dieu voulait pour eux dans cette saison, parce que frère un tel ou sœur une telle avait eu une « bonne idée » ! Quand on sait qu’on est ignorant, on tourne sa langue et on écoute férocement le Saint-Esprit avant de parler.
  • Les disciples d’Éphèse ne connaissaient que le baptême de Jean et pas le baptême dans le Saint-Esprit (Actes 19), mais au moins ils étaient humbles et enseignables. Beaucoup aujourd’hui savent réciter le Psaume 23 et ne sont plus enseignables. Ils se privent ainsi d’une parole qui aurait pu changer leur vie.
  • L’église de Laodicée était fière. Parce qu’elle était tiède, Dieu allait la vomir de Sa bouche. « Tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » (Apocalypse 3.17). Il y a souvent un gouffre entre ce que nous nous disons et ce que Dieu voit.

Un témoignage. Il y a des années, le Pasteur Bola rentrait chez elle, tranquille. Le Seigneur a commencé à la reprendre, sur une chose pour laquelle les gens l’avaient félicitée. Elle ne savait pas que c’était mauvais. Tout le monde avait aimé. Dieu voyait autre chose. C’est pour cela qu’elle prie sans cesse : « Reprends-moi, Seigneur. Enlève de moi toute pourriture. »

Le remède commence par une soif : « Père, je veux Te connaître. Je veux être sensible à Ton cœur. Je ne veux pas imaginer quelque chose qui ne correspond pas à ce que Tu vois et à ce que Tu penses. Et je veux vouloir Te connaître, pas seulement pendant une saison ou une série de messages. »

Deuxième maladie : l’indifférence

Nous mettons Dieu en dernière position. Nos activités occupent la première, la deuxième, la dixième place. La recherche de Dieu, la prière, la Parole, le service viennent ensuite, s’il nous reste un peu de temps, et on réécoute le message du dimanche, mais jamais en entier. Des gens qui croient que Jésus a quitté la gloire céleste pour mourir pour eux vous expliquent avec assurance, en se plaignant même de vous, qu’ils n’ont, de toute la semaine, aucun temps pour Lui ni pour Son œuvre. Il y a une dissonance entre la vie pour laquelle Jésus nous a sauvés et celle que nous menons. Nous vivons comme les gens du monde, la seule différence étant que nous prions avant de manger et que nous allons à l’église le dimanche.

  • Ésaü, par indifférence, a perdu son héritage. Pour un seul repas, il a vendu son droit d’aînesse. L’épître aux Hébreux l’appelle un profanateur, et quand il a voulu obtenir la bénédiction, il a été rejeté (Hébreux 12.16-17).
  • Aggée 1.2-4 : « Voici ce que dit l’Éternel, le maître de l’univers : Ce peuple prétend que le moment n’est pas encore venu de reconstruire la maison de l’Éternel. […] Est-ce le moment pour vous d’habiter vos maisons lambrissées quand ce temple est détruit ? » C’est l’état de l’Église aujourd’hui, et c’est l’état d’Abba House. Nous avons un projet divin et des âmes à amener à Christ, mais nous sommes trop occupés à construire nos propres maisons. Une heure d’évangélisation dans une semaine de cent soixante-huit heures nous paraît encore trop, et chaque minute donnée à Jésus, nous la donnons en traînant des pieds.
  • Malachie 1.7-8 : le peuple offrait des aliments impurs à Dieu et se demandait pourquoi Il n’était pas content. « Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas mal ? Quand vous offrez une bête boiteuse ou malade, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien ? Te fera-t-il bon accueil ? » Dans notre attitude, notre manière de faire, et même nos offrandes, nous avons manqué de respect au Seigneur. Souvent, cela crève les yeux, et nous ne voyons pas.

Mais quand la volonté de Dieu saisit quelqu’un, il ne veut plus gaspiller sa vie sur des futilités. Si vous craignez Dieu, vous allez Le laisser chambouler complètement votre vie.

Troisième maladie : la résistance

« Je sais ce que Dieu veut, mais je ne veux pas ce que Dieu veut. » Les pensées sont si captives que certains le disent sans la moindre gêne : « Je sais que je suis censé le faire, mais franchement, en ce moment, je n’ai pas envie. » Ce qui devrait nous horrifier nous est devenu naturel et normal. Il faut se demander si c’est la personne qui est mauvaise, ou si c’est une principauté de rébellion qui a saisi son cœur.

Quand on connaît Dieu, il y a une tendresse envers Lui et une sensibilité de cœur qui rendent impossible de Lui dire non à la légère. Cette génération est rebelle et endurcie. On voit des gens pour qui Dieu a fait de grandes choses manifester une indifférence, une désinvolture et une ingratitude effrayantes envers Lui et envers ceux qu’Il a utilisés pour les bénir. Priez que votre cœur soit tendre. Priez que votre cœur soit brisé. Priez que vous aimiez la volonté de Dieu.

La rébellion est le péché initial de Satan, et c’est ce qui a conduit à sa chute. Il n’y a rien de pire dans ce royaume. Le rebelle s’autodétruit. Veillez sur votre cœur et décidez de vous conformer à Dieu.

  • Le marquage de conformité. Certains produits portent un marquage obtenu après des tests de conformité, que l’on vérifie à l’importation, surtout pour les jouets d’enfants. Dans le monde spirituel aussi, il y a un marquage, en fonction de notre conformité à la volonté de Dieu. L’Éternel promène Son regard sur toute la terre, non pas pour soutenir les chrétiens en général, mais pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à Lui (2 Chroniques 16.9). Ce qui n’est pas marqué conforme ne reçoit pas ce soutien et porte une vulnérabilité, donc un danger.
  • Jonas connaissait la volonté de Dieu, mais il a résisté. Il s’est enfui loin de la présence de l’Éternel, a trouvé un bateau, payé le prix du transport et s’est embarqué, encore une fois loin de la présence de l’Éternel (Jonas 1.3). Si certains peuvent continuer à vivre comme ils le font, c’est qu’ils vivent loin de la présence de Dieu. Ils ne s’approchent pas suffisamment pour être convaincus de péché. Arrêtez de fuir.
  • Saül savait exactement ce qu’il devait faire, Samuel le lui avait dit. Mais il avait ses propres idées. Il a fait plus que résister : il a désobéi (1 Samuel 15). Qui peut lutter contre son Créateur ? Celui qui dit « j’ai pas envie, donc je ne le ferai pas » s’est allié avec Satan pour sa propre destruction. Pas forcément demain, mais tôt ou tard sur le chemin.
  • Le jeune homme riche avait beaucoup d’occupations et un assez bon cœur. Il voulait suivre Jésus, mais quand il a entendu Ses exigences, il a changé d’avis (Matthieu 19.16-22). Certains sont venus à Abba House et, quand ils ont compris qu’il y avait une exigence de sainteté et de droiture, ils ont pris leurs affaires et ils ont fui.
  • Jésus a repris les gens de Son époque (Matthieu 23.37), et Étienne a dit : « Hommes réfractaires, incirconcis de cœur et d’oreilles, vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. » Ils ne se sont pas repentis. Ils avaient le cœur plein de rage et grinçaient des dents contre lui (Actes 7.51, 54). Ce que nous voulons, c’est être approuvés par Dieu.

À l’inverse, notre Sauveur, au moment le plus difficile de Sa vie, a dit : « Non pas ma volonté, mais Ta volonté » (Luc 22.42). Et nous sommes appelés à suivre la volonté de Dieu dans tous les moments de notre vie. Paul disait : « Pour moi, vivre c’est Christ, et mourir m’est un gain » (Philippiens 1.21).

Toute résistance à Dieu est une grande vulnérabilité spirituelle. À force de résister, on voit la grâce passer sur quelqu’un d’autre. On était là physiquement, mais le cœur n’était pas volontaire. Et quand on choisit volontairement d’ignorer la volonté de Dieu, d’y être indifférent ou d’y résister, on se soustrait à toute intervention pastorale. Chacun est responsable de sa vie. Il y a des moments où Dieu doit nous rendre malheureux pour nous rendre heureux.

Ce qu’on ne vous dit plus

Notre génération se rassure trop, alors qu’elle n’est pas transformée. Les brebis subissent les dommages collatéraux de la compétition pastorale. On ne vous dit plus de vous prosterner devant Dieu et de pleurer sur votre péché. On ne vous dit plus que vous êtes rebelles, que votre cœur est méchant, que vous avez violé la loi de Dieu et négligé Son œuvre. On ne vous dit plus que vous êtes responsables, et le Pasteur Bola s’inclut dans ce « vous », de tous ces gens qui devaient être gagnés et qui sont allés en enfer parce que vous aviez mieux à faire.

On ne vous dit plus cela parce que vous êtes devenus des objets à convoiter. « Venez, venez en grand nombre avec vos offrandes, tels que vous êtes. » On ne vous demande surtout pas de changer. On vous parle de toutes les bénédictions que vous allez recevoir pendant que Dieu est en colère, pour que vous ne soyez pas vexés et que vous apportiez votre enveloppe.

« Je ne sais pas où vont ceux qui fuient l’exigence de sainteté, mais moi, je veux aller au ciel. Qu’il ne soit jamais dit de moi que j’ai laissé le peuple de Dieu vivre dans le péché sans rien dire. Je ne vais pas vendre mon âme pour des photos de foule sur Instagram. » Beaucoup ont entendu la vérité dans cette maison et sont allés écouter des mensonges ailleurs, parce que les mensonges les arrangeaient mieux, jusqu’au jour où le mensonge les a rattrapés.

Une foi de sacrifice

La foi chrétienne est une foi de sacrifice. Quel sacrifice faites-vous pour Dieu ? Quel inconvénient acceptez-vous pour Le servir ? Vous voulez qu’on vous dorlote parce que vous faites quelque chose pour Dieu ? L’œuvre de Dieu n’est pas censée vous arranger, vous êtes censé vous sacrifier. Ce n’est pas toi que Jésus a délivré ? Et maintenant tu trouves que c’est trop de te donner pour Lui ?

Abba House ne nous appartient pas, elle appartient à Jésus. Elle doit être conforme à Son cœur, pas à nos attentes. L’Église n’a pas été établie pour nous convenir, mais pour convenir à Jésus.

Un témoignage. Avant sa conversion, le Pasteur Bola n’aimait pas du tout l’Église ni les chrétiens. L’un des signes qui lui ont montré qu’elle était vraiment sauvée, c’est qu’elle a immédiatement commencé à aimer l’Église. Partout dans le monde, il faut qu’elle voie des chrétiens. Si Dieu l’envoie quelque part, et qu’il n’y a que deux personnes, elle prêche de tout son cœur, parce que Jésus les aime et qu’elle est là pour Jésus.

Les amis de Jésus aiment ce que Jésus aime et travaillent pour que Son œuvre s’accomplisse. Il y a une tendresse envers le Seigneur qui produit de la sollicitude pour Son œuvre : on veut que tout aille bien, on s’implique même là où on ne nous l’a pas demandé. Si vous êtes capable d’être indifférent à Son œuvre, vous ne L’aimez pas encore. Je ne vous condamne pas, je vous diagnostique.

Le but n’est pas de savoir qui aura la plus grande église. Le but est de savoir si nous allons arracher des hommes et des femmes à l’enfer. Des perdus nous attendent. Une génération nous attend.

Vous n’avez jamais besoin d’être esclave d’un esprit

Un serviteur de Dieu que le Seigneur utilise dans la guérison et la délivrance a raconté l’histoire d’une femme engagée dans le New Age. Il lui a annoncé l’Évangile et l’a invitée à regarder une série d’enseignements sur la délivrance publiée sur leur site. À la troisième vidéo, elle a senti qu’elle avait un démon, et elle a même perçu son nom. Pendant qu’ils priaient en ligne, elle a prié elle aussi : « Toi, esprit, sors de ma vie maintenant, au nom de Jésus. » Elle a vu l’esprit sortir d’elle, l’air malheureux. Sur-le-champ, elle a donné sa vie à Jésus.

Si une femme qui n’était pas encore convertie, simplement en suivant la Parole de Dieu, a pu chasser un démon au nom de Jésus, vous qui êtes converti n’avez aucune raison de rester semaine après semaine sous l’emprise d’un esprit de sommeil ou de quelque autre esprit. Ordonnez-lui de vous quitter, au nom de Jésus. Les histoires racontées dans ce message ne sont pas là pour divertir, elles sont là pour enseigner.

Citations à retenir

  • « Il n’y a pas de pire gaspillage d’une vie que de donner sa vie à Jésus et passer toute sa vie sans vraiment Le connaître. »
  • « Ce qui est entièrement soumis à Dieu est entièrement soustrait à la domination du diable. »
  • « L’amour de Dieu n’est pas le plaisir de Dieu. »
  • « Si vous n’êtes pas en train d’être transformé quotidiennement, vous êtes en train de gaspiller le temps qui vous est donné. »
  • « Je sais ce que Dieu veut, mais je ne veux pas ce que Dieu veut. Ce qui devrait nous horrifier nous est naturel et normal. »
  • « Nous ne nous rapprochons pas suffisamment pour être convaincus de péché. »
  • « Si Dieu ne vous a jamais repris, vous ne Le connaissez pas encore. »
  • « Il y a des moments où Dieu doit nous rendre malheureux pour nous rendre heureux. »
  • « L’Église n’a pas été mise en place pour nous convenir, mais pour convenir à Jésus. »
  • « Si vous êtes capable d’être indifférent à Son œuvre, vous ne L’aimez pas encore. Je ne vous condamne pas, je vous diagnostique. »

L’appel

Ignorance, indifférence, résistance : si vous estimez être affligé d’une, de deux ou des trois de ces maladies, présentez-vous au Seigneur. Demandez-Lui quelle est votre part de responsabilité. Et ne vous contentez pas de vous réjouir parce que Dieu donne une seconde chance à l’église : Il peut la donner à l’église sans vous la donner à vous. L’église est un corps, mais chacun y participe selon son engagement.

C’est la bonté de Dieu qui nous amène à la repentance. Lorsque Dieu nous reprend, c’est parce qu’Il veut nous donner un jour nouveau, parce qu’Il veut encore agir à travers nous, parce qu’Il croit en notre capacité de nous repentir, parce qu’Il nous aime. Mais la porte ouverte par la repentance doit maintenant être tenue ouverte par le renouvellement de l’intelligence. Sinon, la nature revient au galop. Combien ont crié à Dieu, Lui ont fait des promesses, et quelques mois après, c’était autre chose.

Les engagements

  • Nous avons été ignorants, indifférents et résistants. Nous allons changer.
  • Les desseins de Dieu seront nos désirs. Nous chercherons Sa volonté, nous nous y soumettrons et nous chercherons à Le connaître.
  • « Beaucoup de projets occupent le cœur de l’homme, mais c’est le plan de l’Éternel qui s’accomplit » (Proverbes 19.21). Nous coopérerons avec Son plan pour cette maison, sans l’accommoder à notre sauce ni le juger selon ce qui nous arrange.
  • Nous ne superposerons plus nos attentes à Sa volonté.
  • Nos paroles et nos commentaires sur Son œuvre seront conformes à Son cœur.
  • Nous ne coopérerons plus avec l’ennemi, ni en paroles ni en actes. Nous agirons au sein de l’Église comme des amis de Jésus.

La prière

Seigneur, montre-moi ce que Tu veux, je ferai ce que Tu veux.

Je veux Te connaître. Je veux T’aimer, et aimer ce que Tu aimes. Je veux aimer Ton Église comme Tu l’aimes.

Père, nous acceptons de voir la réalité et de changer, de nous rendre conformes à Ton cœur. Nous renonçons à l’ingratitude, à la méchanceté, à la dureté, à l’indifférence, à la rébellion, à la résistance, à l’ignorance. Continue de nous travailler et de nous montrer, de façon très personnelle et très claire, ce que Tu as vu, ce que Tu vois, ce que Tu veux enlever, ce que Tu veux changer. Nous sommes bien disposés, Père. Que le zèle de Ta maison nous dévore. Donne-nous un nouvel amour pour Jésus, une nouvelle passion pour Dieu. Amen.

Quant à moi, je servirai l’Éternel.

Vous ne connaissez pas encore Jésus ?

Ce message s’adresse d’abord aux chrétiens. Mais si vous le lisez sans avoir jamais donné votre vie à Jésus, voici la première volonté de Dieu pour vous : Il veut que vous soyez sauvé. Jésus n’est pas venu seulement pour régler nos problèmes. Il est mort sur la croix pour nos péchés et Il est ressuscité pour nous réconcilier avec Dieu et nous faire entrer dans le plan pour lequel Dieu nous a créés. Il faut naître de nouveau.

Vous pouvez Lui parler maintenant, simplement :

Seigneur Jésus, je reconnais que je suis pécheur et que j’ai vécu loin de Toi. Je crois que Tu es mort sur la croix pour mes péchés et que Dieu T’a ressuscité. Je Te demande pardon. Je Te donne ma vie. Viens habiter en moi par Ton Saint-Esprit, sois mon Seigneur et mon Sauveur. Merci de me sauver. Amen.

Si vous avez prié cette prière, ne restez pas seul. Venez nous rencontrer un dimanche, ou écrivez-nous depuis le site abba-house.org.

Évaluation

Questions à choix multiple

1. Selon Romains 12.2, quel est le but du renouvellement de l’intelligence ?
a) Recevoir les promesses de prospérité
b) Être reconnu dans l’Église
c) Discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait
d) Éviter les épreuves

2. Quelles sont les trois maladies dont souffrent les chrétiens ?
a) L’ignorance, l’indifférence et la résistance
b) La peur, le doute et l’orgueil
c) La paresse, la colère et l’avarice
d) La tiédeur, la jalousie et la rébellion

3. Que signifie « l’amour de Dieu n’est pas le plaisir de Dieu » ?
a) Dieu n’aime que ceux qui Lui obéissent
b) Le plaisir de Dieu n’a pas d’importance
c) Dieu cesse d’aimer celui qui désobéit
d) Dieu nous aime, mais cela ne veut pas dire qu’Il prend plaisir à notre état charnel ou à notre désobéissance

4. Quel personnage biblique illustre l’indifférence dans ce message ?
a) Jonas
b) Ésaü, qui a vendu son droit d’aînesse pour un seul repas
c) Pierre
d) Saül

5. Selon le message, qu’est-ce qui permet à certains chrétiens de continuer à résister à Dieu sans malaise ?
a) Ils vivent loin de la présence de Dieu et ne s’approchent pas assez pour être convaincus de péché
b) Dieu tolère la résistance chez Ses enfants
c) Ils ne connaissent pas la volonté de Dieu
d) Personne ne les reprend

Réponses : 1 c · 2 a · 3 d · 4 b · 5 a

Questions de discussion

  1. Que disons-nous à ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, et que disons-nous à ceux qui Le connaissent ? Où en êtes-vous de votre transformation ?
  2. Pourquoi l’œuvre de Dieu dans nos vies n’est-elle pas faite d’interventions ponctuelles ? Votre relation avec Dieu ressemble-t-elle à un « don ponctuel » ou à un engagement de chaque jour ?
  3. Comment Pierre a-t-il montré son ignorance, et que lui a répondu Jésus ? Dans quel domaine avez-vous parlé ou conseillé quelqu’un avec la pensée des hommes plutôt qu’avec celle de Dieu ?
  4. Que reproche Dieu au peuple dans Aggée 1.2-4 ? Quelles sont aujourd’hui vos « maisons lambrissées » ?
  5. Qu’est-ce que le « marquage de conformité » et que dit 2 Chroniques 16.9 ? Que vous manque-t-il pour être marqué conforme ?
  6. Quelle phrase de résistance avez-vous déjà prononcée : « Je sais que je suis censé le faire, mais… » ? Quelle décision prenez-vous cette semaine pour y mettre fin ?
  7. Comment la porte ouverte par la repentance reste-t-elle ouverte selon le message ? Quelle pratique concrète allez-vous mettre en place pour renouveler votre intelligence ?

La semaine prochaine, la série continue avec l’amitié avec Dieu.


Rejoignez-nous

  • Culte : chaque dimanche à 10h, Novotel Rueil-Malmaison.
  • Prière du lundi : de 6h à 7h30, en ligne sur Zoom (lien sur abba-house.org).
  • Mercredi, journée de jeûne et de prière : de 6h à 7h30 sur Zoom, puis de 18h30 à 21h30 à Rueil-Malmaison, au premier étage.
  • Vendredi matin : les prières 3P, Prières Prophétiques dans la Présence, avec le Pasteur Bola. Des personnes y sont libérées, guéries, délivrées, et il y a souvent des paroles de connaissance.
  • Prochains jours de prière : mercredi 25 novembre (soirée spéciale de louange), jeudi 26 et vendredi 27 novembre. C’est une convocation divine, ne la manquez pas.
  • Émission Passion pour Dieu : sur Chrétiens TV, chaque matin de 7h à 8h (Free).

Pour aller plus loin dans la connaissance de Dieu, téléchargez gratuitement le livre Grand Dieu sur compagnietheophile.org, et accompagnez-le du livre 60 jours avec Dieu, un cœur à cœur avec le Seigneur. Retrouvez les autres livres du Pasteur Bola sur son blog oliviaoged.com.

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